Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les Amis Mots

Association Loi de 1901, ayant pour but : la protection de l'animal et de l'environnement .

Publicité

A la suite de l'émission sur France Cinq

A la suite de l'émission sur France Cinq

A la suite de l'émission sur France Cinq

L’irradiation des aliments est une pratique de conservation des aliments qui progresse depuis une dizaine d’année. Pour autant, elle reste difficile à identifier pour le consommateur.

Officiellement appelée « ionisation » (moins péjoratif), l’irradiation des aliments est l’une des trouvailles de l’industrie nucléaire pour les applications civiles de l’atome. Cette technique utilisée par l’industrie agroalimentaire depuis une cinquantaine d’année a pour objectif d’augmenter la durée de conservation des aliments en leur infligeant une dose radioactive « légère ». Cette dose ne produit pas d’aliments « contaminés », c’est-à-dire radioactifs. Mais est-ce vraiment une garantie d’innocuité ? La question, qui fait débat depuis le début de cette pratique, a été évacuées par les agences sanitaires. Les consommateurs, eux, se montrent beaucoup plus méfiants.

En Europe, l’irradiation est autorisée, en principe, pour un nombre limité de denrées : les herbes aromatiques séchées, les condiments et les épices (directive 1999/3/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 février 1999). Dans les faits, chaque État membre est libre de maintenir les autorisations qui lui sont propres. La libre circulation des marchandises fait le reste. Ainsi, dans la pratique, l’irradiation de nombreuses denrées est autorisée partout en Europe : abats de volaille, ail, oignon, échalote, blanc d’œuf, céréales, condiments végétaux, crevettes, cuisses de grenouilles congelées, farine de riz, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, herbes aromatiques, légumes et fruits secs, viandes de volailles, etc.1.

Le Codex Alimentarius (le code alimentaire international, lire notre précédente édition) a par ailleurs donné son feu vert à l’irradiation de tous les aliments en 2003. Les États, eux, restent néanmoins plus restrictifs, sans doute du fait de l’impopularité de l’irradiation. Mais pour combien de temps ? On sait que les litiges commerciaux internationaux sont souvent réglés par l’OMC sur la base du Codex. Le conflit commercial autour du bœuf aux hormones peut se reproduire pour les aliments irradiés, et l’Europe se voir accusée de « protectionnisme ». En clair, les consommateurs ne sont pas à l’abri d’une arrivée forcée de produits irradiés en provenance des pays non membres de l’UE, ou de pénalités financières pour entrave à la liberté du commerce mondial.

La France approuve l’irradiation

« La littérature scientifique récente n’apporte pas d’éléments nouveaux qui permettraient, sous l’angle toxicologique notamment, de remettre en question les conclusions des évaluations conduites jusqu’à présent concluant à la sécurité des aliments traités par ionisation », explique l’Afssa2. L’agence française pour la sécurité sanitaire des aliments se veut rassurante pour le consommateur (elle rassure aussi, de fait, l’industrie agro-alimentaire...). Mais peut-on vraiment faire confiance à ses conclusions ? Le Collectif français contre l’irradiation des aliments s’est livré à un décryptage des derniers avis sanitaires de l’Afssa. Pour lui, l’agence « donne des informations fallacieuses parce qu’incomplètes, concernant notamment les quantités irradiées dans l’Union européenne, la recommandation de la norme Codex ou la réalité des contrôles, déformant ainsi les faits ».

Depuis 2001, le droit français a mis en œuvre la directive cadre européenne 1999/2/CE, par le décret n°2001-1097 du 16 novembre 2001 relatif au traitement par ionisation des denrées destinées à l’alimentation de l’homme et de l’animal. L’arrêté du 20 août 2002 a fixé la liste des catégories de denrées pour lesquelles le traitement par irradiation est autorisé.

Grâce à l’autorisation prévue par la directive européenne et forte des avis favorables donnés par le CSAH, la France continue d’autoriser l’essentiel des produits précédemment agréés : les herbes aromatiques, les épices, les condiments, l’oignon, l’ail, l’échalote, les légumes et fruits secs, les flocons et germes de céréales pour produits laitiers, la farine de riz, la gomme arabique, la volaille, les cuisses de grenouilles congelées, le sang séché et le plasma, les crevettes, l’ovalbumine (additif alimentaire), la caséine et les caséinates (additifs alimentaires). Seuls le camembert au lait cru et les fraises ont disparu de sa liste. Ces ingrédients se seraient-ils montrés trop sensibles au traitement ? Il semble que ce soit bien le cas du camembert, les lipides animales ayant tendance à rancir à la suite de l’irradiation...

Laxisme. En France comme en Europe, l’étiquetage est obligatoire3, mais les contrôles sont tellement peu fréquents, surtout en France, que le laxisme pourrait bien être la règle... Dans l’hexagone, au niveau de la commercialisation, seuls 216 échantillons ont été contrôlés en 2006, avec un taux de fraude de 14,8 % (crustacés et mollusque surtout) ! En 2007, seulement 117 échantillons (taux de fraude : 5,13 %) ont été examinés. Non seulement ce faible échantillonnage ne permet pas de juger de la situation correctement, mais il est aussi à comparer avec les 3 744 échantillons allemands (qui irradient dix fois moins que les Français), bien plus représentatifs (avec un taux de fraude de seulement 1,47 %)4. On mesure, à cet écart, le professionnalisme de l’État français qui devrait plutôt s’inspirer de la rigueur germanique avant de délivrer des avis sous forme de « tranquillisants sanitaires » pour faire face à l’anxiété des consommateurs devant leur assiette.

L’inquiétude est visiblement justifiée : certains pays n’ont pas réalisé de contrôles (Chypre, Danemark, Espagne) ou n’ont transmis aucune information (Bulgarie, Portugal, Pays Bas, Lettonie (en 2006), Estonie, Roumanie (en 2007)... « De façon générale, les contrôles au stade de la commercialisation sont incohérents, disparates, variant d’une année à l’autre et d’un pays à l’autre, et sans règles communes, ce qui rend une réelle évaluation quasiment impossible. De plus, comme le rappelle clairement la directive 1999/2/CE, ’’le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée’’ », rappelle le Collectif contre l’irradiation des aliments. Ce collectif français regroupe une vingtaine d’associations et demande l’interdiction pure et simple de cette pratique.

Conclusion, même si l’étiquetage est obligatoire, le consommateur a peu de moyen de savoir si un aliment a été irradié et ne peut connaître la quantité exacte de denrées alimentaires commercialisées en Europe. Cependant, à l’heure actuelle, cette pratique semble assez limitée. D’une part parce qu’elle passe assez mal auprès des consommateurs, d’autre part parce qu’elle coûte finalement très cher (lire notre interview de Roland Desbordes).

Dans son avis de 2001, l’Afssa indique en guise d’argument sanitaire : « De plus, les aliments ainsi traités ne constituent pas la source principale de nutriment dans le régime alimentaire français. » Jugé « scandaleux » par le président de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, cet argument ne figure plus dans le dernier rapport (2007). « Faut-il comprendre qu’il devient envisageable que des aliments irradiés constituent la source principale de nutriments dans le régime alimentaire français ? », demande non sans ironie le Collectif contre l’irradiation des aliments... Cela pourrait-il un jour arriver ? Donnée inquiétante pour le consommateur dans un marché mondialisé : la chine est passée de sept unités d’irradiation en 2003 à cinquante en 2006.

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

« Comment prétendre utiliser le feu nucléaire, par essence destructeur, pour traiter des aliments qui sont constitutifs des forces de vie ? Irradier, c’est tuer les micro-organismes qui accompagnent nos aliments », s’exclame, avec son bon sens paysan, Jean-Louis Meurot, un agriculteur installé dans la Drôme.

C’est du côté du dogme de l’hygiénisme qu’il faut chercher l’alibi d’une telle pratique, également appelée pasteurisation à froid... Version extrémiste de l’hygiène, l’hygiénisme fait la chasse aux microbes (bactéries, virus, champignon) en oubliant que ces derniers font aussi partie de la vie et qu’ils ne sont pas tous pathogènes. Avec la ionisation, il s’agit, nous dit-on, de protéger notre santé en assurant notre sécurité alimentaire. Nos aliments seraient-ils à ce point malades ou dangereux ? Listéria, salmonelles7, ces bactéries toxiques très médiatisées justifient-elles une telle pratique ? Non, dans la mesure où de simples mesures d’hygiène permettent déjà d’éviter les intoxications (cuisson, choix d’aliments frais, respect des dates de consommation).

Pratiques frauduleuses. La vraie raison de l’irradiation semble plutôt résider dans la course au profit, qui s’intègre dans le cadre de la mondialisation de l’agriculture. Les aliments, cultivés sur des substrats peu vitaux et gorgés de chimie, ne possèdent plus les défenses naturelles nécessaires pour parcourir des milliers de kilomètres avant d’être transformés. Leur état sanitaire les rend vulnérables aux maladies. L’irradiation (progressivement autorisée dans le monde depuis les années 1960, mais en plein décollage depuis 1999) vient donc opportunément pallier l’hygiène déplorable de nos denrées alimentaires.

Revers de la médaille : « Ce procédé peut favoriser les pratiques frauduleuses, en permettant de masquer des signes d’altération de nos aliments résultant de mauvaises conditions sanitaires lors de la production. Ces avantages, ainsi que son efficacité multi-usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) en font une technologie particulièrement appropriée pour l’économie moderne mondialisée », explique le Collectif contre l’irradiation8.

Quelles conséquences sur notre santé ?

Incertaines : L’irradiation est suspectée de provoquer sur les aliments des mutations moléculaires toxiques, plus particulièrement dans les graisses, qui supportent mal ce traitement. « Si un aliment irradié ne devient pas radioactif, sa nature est cependant profondément altérée par la formation de radicaux libres très réactifs et par des recombinaisons chimiques donnant naissance à des molécules nouvelles comme le cyclobutanone dans les lipides, dont plusieurs études montrent la toxicité », explique Brigitte Zaccaria, consultante pour l’association de consommateurs Food and Water Watch Europe.

L’irradiation entraîne donc la formation de 2-alkylcyclobutanone dans les aliments contenant des matières grasses. Cette substance est fortement soupçonnée d’avoir des effets nocifs sur la santé des êtres humains (génotoxicité, cytotoxicité et cancer du colon notamment). Les études alimentent la controverse. Dans une étude franco-allemande, des scientifiques soulignent le manque de données fiables pour évaluer le risque réel lié à la consommation d’aliments irradiés.

D’après Brigitte Zaccaria, « ce procédé provoque également la destruction d’acides aminés et de vitamines (A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique), la rupture des équilibres naturels, la possibilité de mutations chez les bactéries ou les insectes les plus pathogènes. Par ailleurs, l’irradiation détruit les bactéries mais pas les toxines qu’elles sécrètent, or ce sont ces dernières qui sont responsables des intoxications alimentaires. »

Troubles neurologiques. Par ailleurs, « l’équilibre microbiologique de l’aliment étant fragilisé par l’irradiation, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés », pointe le Collectif contre l’irradiation des aliments.

Fait anecdotique, mais pas forcément anodin : en novembre 2008, l’entreprise Champion Petfood Ltd a rappelé des produits d’alimentation animale vendus sous la marque Orijen (Australie) à la suite d’une enquête des inspecteurs du groupement de vétérinaires australiens, ce dernier ayant constaté des troubles neurologiques chez une centaine de chats nourris avec ces produits irradiés à des doses élevées (trente félins en sont morts). Le gouvernement australien a dû annuler l’autorisation d’irradiation pour les produits destinés à nos amis domestiques. Pauvres bêtes... Mais sommes-nous mieux lotis ?

Collusion et désinformation des agences internationales

Lorsqu’on sait que, depuis 1959, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) gère toutes les questions relatives à l’irradiation des aliments en étroite relation avec l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, on ne peut s’empêcher d’avoir des doutes... L’AIEA, dont le but est d’empêcher la prolifération des armes nucléaires, a pour vocation de promouvoir les applications nucléaires civiles « à des fins pacifiques ». Elle fera assurément le nécessaire pour faciliter l’irradiation de tous aliments, mais la santé ne fait pas partie de ses premières préoccupations...

« 1999 [a été] l’année de la renaissance de cette technologie controversée depuis ses origines. L’OMS, toujours sous l’influence de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, a conclu sur la base de plusieurs rapports d’experts que ’’ l’irradiation peut s’appliquer à tout produit alimentaire à quelque dose que ce soit ’’ », rappelle l’ancien député européen belge Paul Lannoye, par ailleurs co-auteur du livre Aliments irradiés, non merci13.

Experts de l’atome. « Aussi choquant que cela paraisse, l’Agence chargée de ces activités à risque est en même temps chargée de les réglementer », précise Roland Desbordes, physicien, président de la Criirad, la Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité (voir également notre interview). « L’AIEA a été au centre des études et groupes de travail qui ont conduit, dans les années 1970, à l’acceptation et à la réglementation de cette technique de traitement. Les experts de l’atome ont joué un rôle central dans le Comité sur la salubrité des aliments irradiés (qui est un comité mixte FAO-AIEA-OMS) ». Tout s’explique... Et de conclure : « Tant que ces conflits d’intérêt ne seront pas résolus, le citoyen ne pourra pas — ne devra pas — faire confiance aux évaluations officielles en matière de toxicologie et d’épidémiologie ».

Moralité, nous nous retrouvons bien seuls face à notre assiette pour évaluer la salubrité et la qualité nutritionnelle de son contenu. Heureusement, à la différence des oies qu’on gave, nous avons tout de même le choix : celui d’avaler ou pas...

- Liste exhaustive disponible sur irradiation-aliments.org.

- www.afssa.fr/Documents/AAAT-Ra-Ionisation.pdf : « Revue des données récentes relatives à l’ionisation des denrées destinées à l’alimentation humaine », avril 2007.

- Art. 7 du décret du 16 novembre 2001. L’étiquetage des denrées traitées par ionisation susceptibles d’être destinées à l’alimentation humaine doit respecter les dispositions suivantes : « Si les denrées sont vendues sous conditionnement individuel, la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation » doit figurer sur l’étiquetage, en complément de la dénomination de vente. Pour les denrées vendues en vrac, cette mention figure, avec la dénomination de la denrée, sur une affiche ou sur un écriteau placé au-dessus ou à côté du récipient qui les contient ;
Si une denrée traitée par ionisation est utilisée comme ingrédient, la même mention doit accompagner sa dénomination dans la liste des ingrédients.

- Source : rapports de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation (2006 et 2007). « Rapport de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation pour l’année 2007 », (2009/C 242/02)

5Action Consommation, Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, ATTAC, le réseau Biocoop, la Confédération paysanne, la Criirad, etc.

6Dans le magazine Campagnes solidaires, de septembre 2007.

7 Salmonellose : maladie provoquée par les salmonelles (2 200 souches) principalement S. enteritidis. Prophylaxie : hygiène, cuisson à plus de 56o C pour la viande, œufs cuits durs, réfrigération des aliments cuits.

Listériose : listeria monocytogenes : se développe à la température du réfrigérateur, survit à la congélation, détruite par la cuisson. Se trouve dans les fromages à pâte molle à base de lait cru (brie, camembert...), fromage vendu râpé, charcuterie cuite (rillettes, pâtés, produits en gelée...), aliments crus d’origine animale (viande hachée, poissons fumés, coquillage, surimi...), graines de soja crues. Se traduit par des infections du système nerveux ou des septicémies. Prophylaxie : cuire les aliments d’origine animale, enlever la croûte des fromages, laver soigneusement légumes et herbes aromatiques ; règles d’hygiène.

Toxines naturelles : les aliments d’origine animale et végétale peuvent être contaminés par des toxines chimiques produites naturellement [exemple : certaines moisissures de graines, de fruits et des fruits amandes secrètent des mycotoxines toxiques à long terme].Certaines espèces de poissons et de coquillages peuvent être contaminées par des toxines produites en mer par des algues et des bactéries. Effets : atteinte neurologique, paralysie, troubles digestifs. Source : aliments.org (d’après quid.fr)



8Irradiation des aliments : atome, malbouffe et mondialisation, Collectif français contre l’irradiation des aliments, Golias, 2008, p.18.

9Dans le magazine Campagnes solidaires, septembre 2007. Pour connaître les études scientifiques sur les aliments irradiés, tapez « Études sur l’impact pour la santé de la consommation d’aliments irradiés » dans votre moteur de recherche.

10 La liste est ici : http://www.irradiation-aliments.org...

11 « Étude toxicologique transfrontalière destinée à évaluer le risque encouru lors de la consommation d’aliments gras ionisés », Burnouf D., Delincée H., Hartwig A., Marchioni E. Miesch M., Raul F. et Werner D., Rapport final, 2001.

12« Cat-food irradiation banned as pet theory proved », The Sydney Morning Herald, 30 mai 2009.

13Avec Maria Denil, coédition Grappe, Fugea, Réseau Sortir du nucléaire et Public Citizen, mars 2005.

L’irradiation en bref

Combien ? Avec plus de 3 100 tonnes en 2005 et 2 139 en 2007, la France est le troisième pays de l’Union Européenne à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique (7 279 tonnes en 2005 et 2 799 en 2007) et les Pays Bas (3 299 tonnes en 2005 et 2 323 en 2007), d’après les chiffres (en baisse) de l’Afssa1 et la Commission européenne2.

Où et comment ? Ces rayonnements ionisants peuvent être générés soit par un accélérateur de particules, soit par une source radioactive. Il existe en France six unités d’irradiation agréées. Trois procèdent à l’irradiation par rayons gamma (cobalt 60). Elles sont situées à Marseille, Dagneux, et Sablé-sur-Sarthes. Les autres procèdent par électrons accélérés : Chaumesnil, Orsay (aujourd’hui fermée), Berric. L’entreprise Ionisos SA, détient quatre des six unités. Gammaster Provence SA et Radient Ouest gèrent les deux autres. Les unités sont contrôlées chaque année par les autorités compétentes.

Quoi exactement ? En 2007, la France a irradié 1 239 tonnes de volailles, 687 tonnes de cuisses de grenouilles congelées, 131 tonnes de gomme arabique, 60 tonnes de fines herbes/épices/légumes déshydratés et 22 tonnes de caséine. En Europe, les cuisses de grenouilles représente 31 % des aliments irradiés (2 551 tonnes), les fines herbes et épices 22 % (1 789 tonnes), la volaille 21 % (1 696 tonnes), les légumes 12 % (994 tonnes), la viande 5,5 % (445), les poissons et coquillages (3,7 %), sur un total européen de 8 154 tonnes en 2007, sachant que certaines unités européennes n’ont pas transmis d’information (comme au Portugal, en Bulgarie). Au final, on ne sait pas précisément quels aliments : « secret commercial ». Le consommateur doit donc se fier à l’étiquetage.

Source : voir note 2 de l’article principal.
« Rapport de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation pour l’année 2007 », (2009/C 242/02)

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article