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Association Loi de 1901, ayant pour but : la protection de l'animal et de l'environnement .

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A la suite de l'émission sur France Cinq

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A la suite de l'émission sur France Cinq

L’irradiation des aliments est une pratique de conservation des aliments qui progresse depuis une dizaine d’année. Pour autant, elle reste difficile à identifier pour le consommateur.

Officiellement appelée « ionisation » (moins péjoratif), l’irradiation des aliments est l’une des trouvailles de l’industrie nucléaire pour les applications civiles de l’atome. Cette technique utilisée par l’industrie agroalimentaire depuis une cinquantaine d’année a pour objectif d’augmenter la durée de conservation des aliments en leur infligeant une dose radioactive « légère ». Cette dose ne produit pas d’aliments « contaminés », c’est-à-dire radioactifs. Mais est-ce vraiment une garantie d’innocuité ? La question, qui fait débat depuis le début de cette pratique, a été évacuées par les agences sanitaires. Les consommateurs, eux, se montrent beaucoup plus méfiants.

La France approuve l’irradiation ? Et les consommateurs ?

Depuis 2001, le droit français a mis en œuvre la directive cadre européenne 1999/2/CE, par le décret n°2001-1097 du 16 novembre 2001 relatif au traitement par ionisation des denrées destinées à l’alimentation de l’homme et de l’animal. L’arrêté du 20 août 2002 a fixé la liste des catégories de denrées pour lesquelles le traitement par irradiation est autorisé.

Laxisme : En France comme en Europe, l’étiquetage est obligatoire, mais les contrôles sont tellement peu fréquents, surtout en France, que le laxisme pourrait bien être la règle... Dans l’hexagone, au niveau de la commercialisation, seuls 216 échantillons ont été contrôlés en 2006, avec un taux de fraude de 14,8 % (crustacés et mollusque surtout) ! En 2007, seulement 117 échantillons (taux de fraude : 5,13 %) ont été examinés. Non seulement ce faible échantillonnage ne permet pas de juger de la situation correctement, mais il est aussi à comparer avec les 3 744 échantillons allemands (qui irradient dix fois moins que les Français), bien plus représentatifs (avec un taux de fraude de seulement 1,47 %)4. On mesure, à cet écart, le professionnalisme de l’État français qui devrait plutôt s’inspirer de la rigueur germanique avant de délivrer des avis sous forme de « tranquillisants sanitaires » pour faire face à l’anxiété des consommateurs devant leur assiette.

Quand est-il des pays qui n’ont pas réalisé de contrôles :Chypre, Danemark, Espagne, ou n’ont transmis aucune information : Bulgarie, Portugal, Pays Bas, Lettonie, Estonie, Roumanie... « De façon générale, les contrôles au stade de la commercialisation sont incohérents, disparates, variant d’une année à l’autre et d’un pays à l’autre, et sans règles communes, ce qui rend une réelle évaluation quasiment impossible. De plus, comme le rappelle clairement la directive 1999/2/CE, ’’le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée’’ », rappelle le Collectif contre l’irradiation des aliments. Ce collectif français regroupe une vingtaine d’associations et demande l’interdiction pure et simple de cette pratique.

Conclusion, même si l’étiquetage est obligatoire, le consommateur a peu de moyen de savoir si un aliment a été irradié et ne peut connaître la quantité exacte de denrées alimentaires commercialisées en Europe. Cependant, à l’heure actuelle, cette pratique semble assez limitée. D’une part parce qu’elle passe assez mal auprès des consommateurs, d’autre part parce qu’elle coûte finalement très cher.

Pratiques frauduleuses : La vraie raison de l’irradiation semble plutôt résider dans la course au profit, qui s’intègre dans le cadre de la mondialisation de l’agriculture. L’irradiation (progressivement autorisée dans le monde depuis les années 1960, mais en plein décollage depuis 1999) vient donc opportunément pallier l’hygiène déplorable de nos denrées alimentaires.

Quelles conséquences sur notre santé ?

Incertaines : L’irradiation est suspectée de provoquer sur les aliments des mutations moléculaires toxiques, plus particulièrement dans les graisses, qui supportent mal ce traitement. « Si un aliment irradié ne devient pas radioactif, sa nature est cependant profondément altérée par la formation de radicaux libres très réactifs et par des recombinaisons chimiques donnant naissance à des molécules nouvelles comme le cyclobutanone dans les lipides, dont plusieurs études montrent la toxicité », explique Brigitte Zaccaria, consultante pour l’association de consommateurs Food and Water Watch Europe.

D’après Brigitte Zaccaria, « ce procédé provoque également la destruction d’acides aminés et de vitamines (A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique), la rupture des équilibres naturels, la possibilité de mutations chez les bactéries ou les insectes les plus pathogènes. Par ailleurs, l’irradiation détruit les bactéries mais pas les toxines qu’elles sécrètent, or ce sont ces dernières qui sont responsables des intoxications alimentaires. »

Troubles neurologiques. Par ailleurs, « l’équilibre microbiologique de l’aliment étant fragilisé par l’irradiation, des agents pathogènes peuvent se développer plus rapidement et proliférer puisque leur « concurrents » ont été éliminés », pointe le Collectif contre l’irradiation des aliments.

CAS CONCRET : en novembre 2008, l’entreprise Champion Petfood Ltd a rappelé des produits d’alimentation animale vendus sous la marque Orijen (Australie) à la suite d’une enquête des inspecteurs du groupement de vétérinaires australiens, ce dernier ayant constaté des troubles neurologiques chez une centaine de chats nourris avec ces produits irradiés à des doses élevées (trente félins en sont morts). Le gouvernement australien a dû annuler l’autorisation d’irradiation pour les produits destinés à nos amis domestiques. Pauvres bêtes... Mais sommes-nous mieux lotis ?

Moralité, nous nous retrouvons bien seuls face à notre assiette pour évaluer la salubrité et la qualité nutritionnelle de son contenu. Heureusement, à la différence des oies qu’on gave, nous avons tout de même le choix : celui d’avaler ou pas...

Avec plus de 3 100 tonnes en 2005 et 2 139 en 2007, la France est le troisième pays de l’Union Européenne à traiter des aliments par irradiation derrière la Belgique (7 279 tonnes en 2005 et 2 799 en 2007) et les Pays Bas (3 299 tonnes en 2005 et 2 323 en 2007), d’après les chiffres (en baisse) de l’Afssa et la Commission européenne.
En 2007, la France a irradié 1 239 tonnes de volailles, 687 tonnes de cuisses de grenouilles congelées, 131 tonnes de gomme arabique, 60 tonnes de fines herbes/épices/légumes déshydratés et 22 tonnes de caséine.

Source : Rapport de la Commission sur le traitement des denrées alimentaires par ionisation pour l’année 2007, (2009/C 242/02)

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