Association Loi de 1901, ayant pour but : la protection de l'animal et de l'environnement .
30 Avril 2013
L'Aigle de Bonelli (Aquila fasciata) est une espèce méditerranéenne et asiatique d'oiseau de la famille des Accipitridae.
Répartition
Il se rencontre autour de la Méditerranée, au Proche et Moyen-Orient jusqu'en Asie1,2. La France représente sa limite nord de répartition mondiale où il suit la limite de répartition de l'olivier. On le trouve dans trois régions françaises (Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur) où il occupe les habitats de garrigues, les escarpements rocheux mais aussi les vallées et plaines cultivées (vignes, etc.)
Ailleurs dans le monde, il niche dans les régions montagneuses rocheuses à faible altitude et peut par contre se rencontrer en plaine ou dans des zones marécageuses en hiver.
Conservation
L'Aigle de Bonelli est l'une des espèces de rapaces les plus menacées de France : seuls 30 couples sont recensés sur le pourtour méditerranéen français en 20103.
Si les données historiques font état de près de 80 couples en 1960, ses effectifs ont ensuite rapidement chuté au cours du XXe siècle pour atteindre nombre minimal de 23 couples en 20024.
Toujours très menacé en France, l'Aigle de Bonelli subit les conséquence de la forte mutation des paysages (abandon des terres agricoles, reforestation spontanée des garrigues et urbanisation), de l'électrocution (reconnue comme la première cause de mortalité de l'espèce en France, en particulier sur les juvéniles5), des dérangements (pression des activités de pleine nature) et enfin des tirs et empoisonnements, même si ces actes sont devenus rares6.
Depuis 1999, l'Aigle de Bonelli a fait l'objet de deux plans d'actions7 dans le cadre de la politique du Ministère chargé de l'environnement sous la coordination de la Direction régionale de l'environnement du Languedoc-Roussillon. Le premier s'est déroulé sur la période 1999-2003 (intitulé « Plan national de restauration ») et le deuxième entre 2005 et 2009 (sous le nom de « Plan national d'actions »). Ces deux plans, animés par un collectif d'associations naturalistes et de représentants du monde de la chasse et des collectivités territoriales, ont permis de renforcer la conservation de cette espèce fragile au travers de nombreuses actions telles que la surveillance des couples reproducteurs, la réouverture de garrigues qui s'embroussaillaient avec l'aide des sociétés de chasse, la sensibilisation des différents acteurs et du grand public aux menaces pesant sur cette espèce, l'étude de la dynamique de la population au travers de programmes de baguage et du suivi de plusieurs oiseaux par télémétrie, etc.
(www.oiseaux.net et texte wikipedia)