Association Loi de 1901, ayant pour but : la protection de l'animal et de l'environnement .
16 Avril 2013
Présentation :
La Gazelle Dama (Gazella Dama) est la plus grande des gazelles du monde. Elle fait partie de la catégorie des espèces en danger critique d’extinction (CR).
Sa tête rappelle celle de la chèvre, son corps est élancé et son cou allongé. Ses cornes sont assez courtes, en forme de S dirigées vers l’arrière. Celles du mâle sont plus grandes que celles de la femelle.
Le cou, roux, porte une tâche blanche bien visible. La coloration de la robe et de sa tête est blanche avec, à la partie supérieure, une zone rousse plus ou moins étendue qui laisse toujours la croupe et le ventre blancs. La queue est courte, blanche avec l’extrémité noire.
La Gazelle Dama connaît des sous espèces de gazelles : la gazelle dama dama, la gazelle dama mhorr, la gazelle dama rufficolis
Localisation :
La Gazelle Dama est une espèce en danger critique d’extinction.
Elle est une espèce saharienne et sahélienne.
Les populations résiduelles connues constituent de très petits nombres d’individus très fragmentés. Nous les trouvons au Chad, au Mali et au Niger avec une présence possible au Soudan. Elle a fait l’objet d’une réintroduction au Sénégal et au Maroc récemment.
Des populations de 20 individus ou moins sont séparés par des centaires de kilomètres, dans un désert de dunes. Dans ces petits troupeaux, on y observe souvent un unique mâle entouré de femelles.
Le total de la population totale est estimé à moins de 500 individus (Dr J. Newby, University of Oxford).
Menaces :
Il existe une double menace sur cette espèce.
La première vient l’homme, et de sa chasse incontrôlée (par les nomades, les militaires et les parties de chasse arabes)
La deuxième vient de la perte de leur habitat et de la dégradation due au surpâturage du bétail domestique. Une sécheresse prolongée a un impact sur la qualité du pâturage et donc sur les gazelles.
En 10 années, à partir des années 90, l’espèce a perdu plus de 80% de sa population.
Ses prédateurs naturels (léopards, lions de l’Atlas, autrefois guépards du Sahara) n’ont pas été la plus importante des menaces.
La Gazelle Dama se réfugie dans les régions les moins accessibles par l’homme, là où le terrain est très peu praticable.
Effort de conservation :
La Gazelle Dama est présente en captivité mais les efforts de conservation sont encore trop peu importants.
La Gazelle Dama Mhorr est la plus représenté des gazelles dama avec 200 individus en zoo d’Amérique du Nord.
Des animaux en captivité en Espagne et en Allemagne ont été introduits dans des parcs nationaux au Maroc (130 individus en 2007, parc national de Souss-Massa), en Tunisie ( parc national de Bou-Hedma) ainsi qu’au Sénégal.
En France on ne trouve qu’un seul groupe reproducteur en France pour le moment, au parc zoologique de Lunaret à Montpellier, et le Parc zoologique de Doué-la-Fontaine présente cette gazelle en groupe de mâles célibataires.
En savoir plus :
Description chiffrée
Longueur du corps : 1,30 à 1,65 m
Longueur des cornes : 21 à 43 cm, en S
Hauteur au garrot : 90 à 110 cm
Poids adulte : femelles : 35 à 45 kg / mâles 40 à 75 kg
Gestation : 145 jours
Nombre de jeunes par portée : 1
Nombre de portées par an : 1
Maturité sexuelle: femelles 9 à 12 mois / mâles 18 à 24 mois
Vitesse de pointe: 70 km/h
Longévité: 12 ans dans la nature
Habitat et migration
Assez résistante à la sécheresse, elle tire ses besoins en liquide des plantes dont elle se nourrit. C’est à la fois un paisseur-brouteur. Elle se nourrit de graminées et du feuillage de buissons
et d’arbustes, avec une préférence pour les feuilles d’acacias. Sa liaison étroite aux boisements d’acacias et à leur cortège a été notée par de nombreux observateurs (Grettenberger et Newby, 1986). Dans ces petits troupeaux, on y observe souvent un unique mâle entouré de femelles.
L’organisation sociale chez la Gazelle dama est fortement liée aux saisons.
Au cours de la saison humide, on les trouve sur les pâturages et les plateaux du Sahara mais elle redescend dans la zone sahélienne durant la saison sèche. Dans le passé, des hardes composées de mâles et de femelles pouvaient compter plusieurs centaines d’individus.
Action des organisations non gouvernementales
Quelques associations non gouvernementales assurent le suivi de gazelles dama dans certaines régions.
Une d’entre elle : « Association Nature Initiative » fondée en 2003 est implantée dans le Sud du Maroc. Elle observe l’évolution de différentes espèces de gazelles notamment.
Retour sur leurs observations :
« L’effectif actuel de la population antilope à la station de Safia est de 69 animaux, répartis entre 32 gazelles « dama mhorr » et 37 addax, soit une augmentation, depuis Janvier, de trois nouveaux nés chez les addax et de 2 parmi le groupe des gazelles.
La réintroduction de ces antilopes sahélosahariennes dans la station de Safia a eu lieu en 2007 au terme d’une opération de capture, de translocation puis de lâcher qui a concerné 15 gazelles et 10 addax, prélevés respectivement d’une réserve de chasse à Rmila (Marrakech) et du parc national de Souss Massa (Agadir).
L’opération de translocation d’antilopes sahélosahariennes vers la station d’acclimatation de la faune saharienne au niveau du site de Safia à Bir Guendouz s’inscrit dans le cadre des activités d’un programme national de réhabilitation de la faune saharienne du Maroc.
Cette action a été soutenue et réalisée dans un cadre partenariat regroupant les autorités et les collectivités locales et la société civile représentée par l’association Nature Initiative ».
(especes-menacees.fr)