Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les Amis Mots

Association Loi de 1901, ayant pour but : la protection de l'animal et de l'environnement .

Publicité

Qu’est-ce que la vivisection ?

Qu’est-ce que la vivisection ?

La vivisection peut être définie comme une méthode appliquée par le corps scientifique dans le cadre des recherches médicales et cosmétologiques. Elle a recours à l’expérimentation sur des animaux, tels les souris, les chiens, les chats, les singes, etc., afin de vérifier si les substances étudiées peuvent être utilisées efficacement par l’homme dans un but principalement thérapeutique.
Un des postulats de la vivisection est celui de la similitude : si telle substance produit l’effet recherché chez l’animal, elle produira alors le même effet chez l’homme. Actuellement, la loi stipule que :
1. si une substance est inoffensive pour l’animal, elle peut être utilisée chez l’homme
2. si une substance est toxique pour l’animal, elle peut cependant être administrée à l’homme [!]
Nous allons voir que ce dernier point constitue l’aveu d’échec le plus frappant de la vivisection.
Si l’on admet qu’une substance toxique pour l’animal ne l’est pas forcément pour l’homme, cela revient à dire que "la nécessité de recourir à l’homme - je le répète - est liée à l’exigence d’interpréter les résultats obtenus [sur les animaux]" (prof. Silvio Garattini, Institut Mario Negri, représentant des vivisecteurs lors de la rédaction de la dernière loi sur l’expérimentation animale)[1]. En d’autres termes, l’on sera toujours obligé de vérifier sur l’homme si l’espèce animale utilisée pour les expériences réagit effectivement de la même manière que l’être humain à cette même substance. L’inutilité de la vivisection en découle, puisque les essais sur l’animal sont incapables de fournir des données fiables avant d’avoir effectué des essais comparatifs sur l’homme.
Considérons un exemple cité par le Dr. Tettamanti : en 1989, la société Wellcome a mis sur le marché des substances qui avaient produit des cancers vaginaux sur les souris et les rats utilisés au cours des expériences. Le produit fut cependant commercialisé et la société Wellcome déclara : "Ces tests [sur les animaux], obligatoires pour obtenir les autorisations de vendre le produit, ne permettent pas d’établir le moindre parallèle avec l’homme" (Le Provençal, 18/12/89).[1] Ou encore, la déclaration du directeur de la même société : "On sait depuis longtemps que les essais sur les animaux sont incapables de prédire les effets secondaires sur l’homme"(Nature, 1er avril 1982)[1]. Citons également le Dr. Galager, directeur de la société Lederle : "Les études sur les animaux sont faites pour motiver la loi et non pour des raisons scientifiques. La valeur prédictive de ces études est insignifiante pour l’homme, ce qui signifie que nos recherches peuvent être vides de sens." (JAMA, 14/3/1964, revue de l’association des médecins américains).[1]
Pourquoi la vivisection est-elle pratiquée ?
Tout d’abord, parce que la loi l’exige. En effet, les substances jugées potentiellement dangereuses, comme les pesticides, les additifs alimentaires, les médicaments, etc., doivent être testées sur des animaux pour pouvoir être commercialisées. De la même manière, depuis la fin des années 70, les cosmétiques ont suivi la même voie, en sorte que tous les composants des produits cosmétiques doivent être testés au préalable sur des animaux.
En deuxième lieu, c’est un excellent moyen pour obtenir des aides financières et des subventions. Depuis plusieurs décennies, on a fait des expériences sur les animaux avec plus de 300.000 substances chimiques. Plus de 6.000 remèdes contre le cancer ont été testés avec succès sur des animaux, mais ils se sont révélés inefficaces chez l’homme. Malgré l’échec de cette recherche, le monde de la vivisection réussit encore et toujours à lever d’imposantes sommes d’argent pour financer ces recherches et les répéter à l’infini. En effet, quand une expérience réussit, elle est aussitôt reprise par d’autres scientifiques sur d’autres animaux ou sur la même espèce, mais dans des conditions différentes. Ainsi chaque année voit la publication d’environ 7.000 périodiques médicaux, l’équivalent de 60 à 70 millions de pages, dont plus de la moitié sont des redites.[2] D. F. Horrobin déclare : "Un très grand nombre de projets sont exécutés en biologie, non parce qu’ils sont importants, mais uniquement parce qu’ils sont réalisables... Comme l’avancement professionnel dépend du nombre de publications et non pas de leur qualité, la concentration sur des thèmes sans signification mais faciles à exécuter constitue pour chaque jeune chercheur une voie manifestement commode. Pourtant la science pourrait faire des progrès plus rapides et l’afflux débordant de publications idiotes pourrait diminuer si les savants réfléchissaient plus et expérimentaient moins."[3]
Les sommes d’argent circulant dans l’expérimentation animale sont tout simplement faramineuses. Ainsi aux USA on consacra 25 milliards de dollars en 1975 pour subventionner 556 laboratoires américains. Le 90% de cette somme fut dévolu à la vivisection. Regardons de plus près le détail d’une expérience de vivisecteur, le professeur F. Unterharnscheidt, "qui martela 46 chats et 13 lapins, sans narcose, à l’aide de l’axe épointé d’un canon à gaz ; les animaux reçurent jusqu’à 160 coups sur la tête. Comme un pédant, il établit un protocole de chaque essai et indiqua qu’un chat, par exemple, avait reçu 55 coups, soit 5 par jour, et avait survécu 30 jours. L’animal était couché sur le côté et ne pouvait avancer qu’en se traînant, toujours couché. Un autre chat reçut 30 coups, 15 par jour, et survécut 14 jours, sans perdre connaissance, les quatre pattes inertes pendant mollement [...].[2] En définitive, il est parfaitement raisonnable d’affirmer que toutes les expériences sur les animaux sont vides de sens et injustifiables d’un point de vue scientifique, puisque toute extrapolation à l’homme des résultats obtenus sur les animaux est hasardeuse et doit, de toute manière, toujours être vérifiée sur l’homme. Ces expériences ne servent que les intérêts des industries pharmaceutiques qui, ayant réussi à les faire passer dans des articles de loi, s’en servent comme de boucliers pour se couvrir.
De nos jours, le corps scientifique dispose de méthodes alternatives à l’expérimentation animale, qui se révèlent même moins coûteuses et plus efficaces. Malgré cela la vivisection a le vent en poupe dans le monde entier, avec une moyenne de 300 à 400 millions d’expériences par an. Au vu de cette tendance, l’on serait tenté de dire, avec le psychologue Dr. Ude : "Le vivisecteur, ou bien il est taré psychique, débile mental, ou alors, si on veut le considérer comme normal, il est un véritable criminel. Dans le premier cas, sa place est à l’asile psychiatrique ; dans le second, c’est en prison."[1]
Les méthodes alternatives [4]
Le développement des méthodes de recherche n’utilisant pas d’animaux n’en est plus aujourd’hui à ses premiers balbutiements. La communauté scientifique dispose actuellement des connaissances et des atouts suffisants pour consacrer à ces recherches toute l’énergie qu’elle gaspille dans la vivisection. Ces méthodes, dites alternatives, s’imposent non seulement comme des solutions de remplacement mais bien plutôt comme des moyens scientifiques plus fiables que l’expérimentation animale. Citons, parmi les plus importantes :
" 1. Test d’Ames, mis au point par le Prof. Ames dans les années 70. Il permet de déterminer les effets des composants potentiellement cancérigènes.
" 2. Test de Bettero, développé par le Prof. Antonio Bettero, directeur du Centre de cosmétologie de l’Université de Padoue, permettant de déterminer le pouvoir irritant d’une substance. Ce test rend inutile la méthode la plus utilisée actuellement, le test de Draize, qui consiste à appliquer le produit analysé dans les yeux de lapins vivants pour déterminer dans quelle mesure l’iris et la conjoctive s’enflamment et s’irritent.
" 3. Le système Microtox qui permet d’évaluer le danger potentiel de toxicité de nombreuses substances.
" 4. La méthode Corrositex permettant de tester les substances dangereuses pour la peau.
" 5. Les tests toxicologiques utilisant des cultures cellulaires et tissulaires, parmi lesquels nous trouvons :
a) Agar Overlay Test (AOT), test de citotoxicité
b) Lactate Dehydrogenase (LDH) Release, utilisé pour déterminer le degré de destruction de la membrane cellulaire
c) Neutral Red Uptake (NRU), test de citotoxicité
d) Neutral Red Release (NRR), test de citotoxicité
e) Total Protein Content (TPC), test de citotoxicité le plus réputé, capable d’identifier l’inhibition de la croissance cellulaire
f) Test MTT, test de citotoxicologie
g) ITC Inhibition du lien entre les cellules tumorales. Il permet d’identifier des substances potentiellement tératogènes
h) EST Technique du Disque épidermique, utilisé pour identifier des substances corrosives pour les yeux ou pour la peau.
" 6. Méthodologie OSAR - Relation Quantitative entre Structure et Activité. Utilisée dans l’étude de la toxicité et de la pharmacodynamique.
Notre but ici n’est pas d’en donner une description détaillée (pour cela l’on pourra se référer, entre autres, à l’excellent ouvrage du Dr. Tettamanti M., cité en bas de page) mais de donner, dans la mesure du possible, une autre vision de la situation actuelle. En effet, force est de constater que le public est soumis à un courant d’information à sens unique qui le pousse à considérer l’expérimentation animale comme une fatalité, mais une fatalité nécessaire à la sauvegarde de la santé humaine et au progrès de la recherche médicale.
De nos jours, de nombreux chercheurs se sont détournés de la vivisection. Pourquoi ? Ne ferait-elle plus l’unanimité au sein du corps scientifique ? Eh bien, non ! Mais même si le nombre de ces chercheurs ne cesse de croître, il ne faut pas oublier que les moyens mis à leur disposition restent souvent dérisoires par rapport à leurs confrères vivisectionnistes. Car tant que la loi obligera les fabricants à tester leurs produits sur les animaux avant de pouvoir les écouler sur le marché de la santé, des cosmétiques, des pesticides, des produits ménagers, etc., la situation restera ce qu’elle est.
"En abolissant la vivisection, on fera trois conquêtes importantes : on retirera aux industries pharmaceutiques l’alibi légal dont elles bénéficient aujourd’hui pour lancer tout ce qui leur plaît sur le marché sans pouvoir être poursuivies pénalement en cas de dommages causés par des médicaments [...] ; des centaines de millions d’animaux sacrifiés chaque année pour des expériences seront enfin libres ; des expériences que nous sommes en droit de considérer comme des tortures cruelles et inutiles." [4]
L’aspect éthique
La souffrance et la maladie font peur, c’est une évidence. Rares ceux qui pensent de nos jours comme Ma Anandamayi, que la maladie n’est qu’une manifestation de Dieu, qu’il faut accueillir comme n’importe quel autre état de santé. Notre peur de la souffrance est trop grande et directement proportionnelle à notre attachement au corps, à la matière. Le "droit" à la santé n’est pas une invention récente, mais bien plutôt quelque chose de naturel. Or, il exhale aujourd’hui des odeurs nauséabondes de mort et de cruauté, car c’est au nom de ce droit que l’Homme s’est permis de soumettre d’autres êtres vivants à une vie atroce et à des souffrances abominables. Nous en sommes venus à considérer comme une routine nécessaire la torture des animaux, ceci afin de garantir notre bien-être et notre santé.
Nous parlons aujourd’hui d’une planète où la moindre fraction fait intimement partie d’un tout indissociable. Or, lorsqu’il s’agit de l’être humain et de son mode de vie, on semble l’oublier et on applique le principe qui veut que la fin justifie les moyens. Mais la sauvegarde de notre santé n’exige pas fatalement un prix aussi élevé. On nous le répète sans cesse : un mode de vie naturel serait à même de préserver notre santé. Naturel veut dire en accord avec les lois de la nature, dans le respect de celle-ci. Nous faisons partie de cette nature au même titre que tous les autres êtres présents sur cette terre. Cependant, l’Homme a su s’éloigner volontairement de cette "mère" en sorte qu’il s’est imperceptiblement coupé de sa source, s’obligeant ainsi à épouser un mode de vie artificiel et malsain. Il a sacrifié aux dieux de l’artifice, du plaisir, du confort, etc., en couvrant d’un voile épais les racines de son âme.
La vie est indissociable de la mort. La joie et la souffrance vont également de pair. Personne n’aime souffrir mais nous sommes prêts cependant à provoquer la souffrance. Pourquoi ? Notre supériorité si bien établie, ne devrait-elle pas plutôt nous pousser dans le sens de la compassion, dans une compréhension plus humaine et intelligente de la vie et de la mort ? Il nous faut non pas rebrousser chemin, puisque le progrès n’est pas forcément le contraire d’un mode de vie naturel, mais effectuer un retour à l’intérieur de nous-mêmes, redécouvrir notre origine spirituelle, condition première à l’épanouissement de l’être dans l’amour et la compassion du monde qui nous entoure.
Dans nos rapports avec la vivisection, nous nous voilons la face et devenons ainsi des hypocrites. Nous savons que toute cette souffrance et toutes ces morts, nous les avons voulues et provoquées volontairement. Jamais personne n’oserait tolérer un tel comportement envers un être humain. Mais la nature prend sa revanche et nous renvoie la balle avec plus de virulence. On nous fait croire aux prétendus progrès rendus possibles par le massacre des animaux de laboratoire, mais nous n’avons qu’à regarder les résultats pratiques de toutes ces recherches pour constater leur échec. Combien de découvertes "miraculeuses" ont été mises sur le compte de la vivisection ! Si on avait testé la penicilline sur des cochons d’Inde et non sur des souris, les antibiotiques n’existeraient pas aujourd’hui, vu la toxicité qu’elle présente quand elle est administrée, par exemple, en hiver. Un grand nombre de découvertes sont dues au hasard, mais surtout elles proviennent de l’observation directe de l’être humain et non de l’animal.
La vie est sacrée et doit être considérée comme telle pour tous les êtres. L’intelligence et la supériorité de l’Homme doivent être mises au service du bien-être de tous les êtres, sans distinction. La destruction de la vie ne peut qu’engendrer misère et souffrance et est indigne de la compassion et de l’amour dont l’être humain tire sa grandeur et sa beauté.

Depuis la science a fit de nombreuses découvertes pour palier aux tests sur les animaux.

Texte: CANV Conscience et Action Non-Violentes

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article