Association Loi de 1901, ayant pour but : la protection de l'animal et de l'environnement .
7 Mars 2013
INFO : Le sort de l'ours polaire pourrait se jouer à Bangkok
ANIMAUX - Les délégués canadiens présents à la réunion de la Convention sur le commerce international des espèces défendent leur droit à chasser l'ours...
C’est chaud sur la banquise. Entre le Canada, les Etats-Unis et la Russie, réunis par la Convention sur le commerce international des espèces (Cites) à Bangkok, difficile de parvenir à un accord sur le commerce des produits issus des ours polaires. Seul le Canada pratique encore la chasse à l’ours polaire à des fins commerciales, que les autres pays voudraient abolir.
Les Inuits canadiens ont plaidé pour la chasse à l’ours, arguant qu’elle était vitale pour leur survie économique, rapporte la BBC. Selon leurs représentants, environ 300 peaux d’ours sont vendues chaque année au prix moyen de 4.850 dollars (environ 3.700 euros). Une ressource économique «critique» pour ces peuples, affirment-ils. De plus, l’ajustement des quotas de chasse en fonction de la situation de la population d’ours permet, selon eux, de ne pas mettre l’espèce en danger.
Les braconniers trafiquent les permis
Mais les Etats-Unis et la Russie ne semblent pas de cet avis. Selon eux, l’autorisation de la chasse donnée par le gouvernement canadien incite les contrebandiers à utiliser de faux permis canadiens pour exporter des peaux. Le nombre d’animaux tués en Russie et revendus par ces réseaux est estimé à 200. «Les études scientifiques montrent que deux tiers des ours polaires auront disparu d’ici le milieu du siècle, comment le commerce pourrait-il être soutenable?» s’est insurgé le délégué américain Dan Ashe. «Les ours blancs se battent déjà pour survivre, les exposer à la chasse les conduiraient à l’extinction», a renchéri le Russe Nikita Ovsyanikov.
Malgré une proposition de compromis de l’Union européenne, les délégués vont avoir du mal à se mettre d’accord. Un vote est attendu ce mercredi ou jeudi à Bangkok, qui pourrait être crucial pour l’avenir des ours polaires.
(20 minutes , 06/03/2013, 17h09)